Bivouac à Bonneval-Sur-Arc

C’est avec le sourire que je me réveille ce matin, je vais enfin pouvoir faire sécher mes affaires et ma tente. Lorsque l’on est en autonomie, ça fait partie des choses qui peuvent nous mettre de bonne humeur. Pour fêter ça, je prends un bon café et quelques viennoiseries dans ce beau village. Sur les conseils de la gérante, je décide de prendre une variante du GR5 qui s’est avérée extrêmement dangereuse. Je me retrouve complètement bloqué sur une paroi à 80° avec le sac de 12 kilos sur le dos. Je prends plus d’1h30 pour essayer de monter puis de rebrousser chemin. Surtout, ne prenez plus cette variante qui, comme on me l’a confirmé plus tard, n’est plus du tout praticable même par les habitants de Bonneval (témoignage d’un berger du village). Après donc avoir perdu près de 2h/2h30, et un bâton que je n’ai pas pu récupérer, je prends la décision de continuer par le chemin du bonheur (GR5E) jusqu’à Lansvillard en passant par Bessans où la fête du village bat son plein. Une longue route forestière relie Bessans à Lansvillard, une route très fréquentée par les VTT électriques.

De Lansvillard, je marche jusqu’au refuge du Cuchet, non gardé. La montée est quand même relativement pénible en fin de journée, le terrain est roulant mais la pente, elle, demeure tout le long exigeante et les mollets commencent à fatiguer. Je partage quelques mots avec des randonneurs qui y dorment et je m’installe à proximité avec ma tente après avoir fait un brin de toilette dans une source proche du refuge. Le coucher de soleil est magnifique et termine cette journée en beauté.

Bivouac au Cuchet