Lac de Lauzanier

Grosse étape aujourd’hui. Et une première pour moi : plus de 41 kms avec un dénivelé de près de 2500m de D+. Ça ne va pas être de tout repos mais je n’ai pas trop le choix, car ma copine a pris des billets d’avion pour venir faire avec moi la dernière étape de la traversée (Sospel / Menton), et comme j’ai pris un jour et demie de retard sur mon itinéraire à cause de cette maudite ampoule bizarre, et qu’en plus pour que son billet coûte moins cher il fallait déjà que je gagne une journée, me voilà donc avec deux jours et demie à rattraper alors que mes étapes étaient déjà plutôt longues.

Cette dernière semaine de traversée va s’avérer physiquement difficile. Alors que je marque mon entrée dans le Parc National du Mercantour. Je suis l’Ubayette depuis la route jusqu’au lac de Lauzanier avec un lever de soleil radieux. Le lac est somptueux, niché en plein cœur des premières montagnes du massif. Au-dessus, c’est le lac de Derrière La Croix qui me tend les bras avant la montée jusqu’au pas de la Cavale. Après une descente assez raide, je rejoins le col des fourches où subsistent encore quelques baraquements militaires que l’on peut « visiter ».
Ensuite, on suit un sentier coupant la route à plusieurs reprises jusqu’au très joli petit village de Bousiéyas où je mange mon repas de midi. Un village parsemé de ruelles descendantes qui lui confèrent tout son charme.
De Boussiéyas, je rejoins Saint-Dalmas-Le-Selvage en passant par le col de la Colombière. Du col, je descends jusqu’à Saint-Dalmas en passant par le hameau très atypique de Rochepin. Je continue en direction  du col d’Anelle (facile d’accès) puis je redescends sur Saint-Etienne-de-Tinée.
Je prends ensuite le chemin direction Auron, la station où ma place de camping m’attend. Cette dernière montée est difficile, car même si le mental est très bon, les jambes ont toujours un peu plus de difficultés à répondre au-delà de 2000m de D+ dans la journée. Heureusement, la propriétaire du camping est adorable et m’a même convié à un repas du soir que je me dois de refuser, trop fatigué, c’est le sac de couchage qui m’appelle !

Très en forme aujourd’hui, j’arrive au bout sous les coups des 17h00 seulement, mais avec un mal de genoux et des mollets contractés au possible. Ce fut une des plus belles étapes de ma traversée jusqu’à maintenant, avec des paysages préservés à couper le souffle.

L’Ubaye

La montée vers le lac de Lauzanier