Je sors de la station par une piste forestière, pas spécialement attrayante, mais comme c’est très souvent le cas autour des stations. Heureusement, je reprends rapidement un véritable sentier pour attaquer le col du Blainon (500 m de D+).
Du col, on descend direction le clos Giordan, puis Roya (« capitale » de la vallée du même nom où beaucoup de personnes aiment séjourner). Après avoir passé le vallon de la Mairis puis celui de Salle-Vieille, on monte jusqu’au plan de Laces puis jusqu’au col de Crousette qui ne se laisse pas faire du tout…! Je ne sais pas si c’est les 41 kms de la veille qui sont encore dans mes jambes (sans doute) ou le petit déjeuner que j’ai pris avant de partir (alors que je ne suis pas habitué à déjeuner), mais il me tardait vraiment d’arriver au bout de ce col. Je traverse un véritable désert minéral pendant cette étape, une chouette expérience à vivre où on peut facilement imaginer ce que c’est de marcher dans des endroits désertiques éloignés de tout, sans voir âme qui vive pendant des kilomètres avec un soleil harassant. Une fois au refuge me voila dans un univers très particulier de pâturages verdoyants qui contraste avec l’ensemble de l’étape, je retrouve Bruno qui avait pris pas mal d’avance sur moi avec mon jour et demi d’arrêt et que j’ai pu retrouver ce soir grâce à mes deux dernières grosses étapes. Exténué, je prends le temps tout de même de boire l’apéro avec lui et de prendre un bon repas avec les personnes présentes au refuge. Très bonne ambiance dans un cadre paisible au possible. Je fais mon bivouac assez loin du refuge, au beau milieu du Mercantour.

Le vallon à mon arrivée au refuge de Longon